Histoire de l'ostéopathie

L’ostéopathie, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, découle de l’enseignement de nombreux ostéopathes : Andrew Taylor Still, Viola Frymann, William Garner Sutherland, Upledger, Francis Lizon, Doinique Giniaux etc…

L’ostéopathie a été créée aux Etats-Unis en 1874 par Andrew Taylor Still. Il définit les grands principes de cette médecine :

1/ La structure gouverne la fonction :

Ainsi, toute atteinte de la colonne vertébrale par exemple va entraîner un dysfonctionnement dans le soutien du corps, la locomotion, le fonctionnement des muscles qui s’y attachent, mais également tous les nerfs, vaisseaux qui émergent de la colonne.

Ces lésions auront donc des conséquences à distance sur les viscères innervés et vascularisés par ces structures, ainsi que tous les organes liés au rachis.

2/ La règle de l’artère est absolue :

Si l’organe est bien vascularisé il doit fonctionner.

Ce principe souligne l’importance de la libre circulation de tous les fluides corporels (sang, lymphe…)

3/ L’atteinte de la fonction précède la dysfonction :

Par exemple, avant l’apparition de signes cliniques d’arthrose il y a une restriction de mobilité articulaire ; cette restriction de mobilité va favoriser l’apparition de calcifications au niveau de l’articulation, donc l’apparition ultérieure d’arthrose.

C’est pourquoi il est important d’envisager l’ostéopathie en prévention, au stade de la restriction de mobilité, plutôt qu’une fois l’arthrose installée : le bénéfice sera plus important et l’action se fait sur le long terme.

4/ Autoguérison :

L’organisme a la capacité de s’autoréguler (principe d’homéostasie) ; l’ostéopathe, en lui redonnant la possibilité de retourner à son état d’équilibre physiologique, lui permet de guérir.

Viola Frymann, ostéopathe américaine, a décrit les fascias (1970): ce terme désigne tout ce qui relie une structure à une autre dans le corps (tissu conjonctif, aponévroses, méninges, vaisseaux, nerfs...).

Les fascias permettent une intercommunication entre les structures et peuvent nous conduire à travers tout le corps, ce qui permet une action (écoute diagnostic et traitement) à distance de la position des mains de l'ostéopathe sur l'animal.

William Garner Sutherland a définit le MRP (Mécanisme Respiratoire Primaire) crânio-sacré, perceptible au niveau du système nerveux central et de toutes les cellules de l'organisme.

Sutherland caractérise les micromouvements involontaires qui animent toutes les structures, même paralysées. Un micromouvement lésé bloque le macromouvement, comme un maillon grippé sur une chaîne de vélo. Par exemple, une gastrite chronique peut être consécutive à une lésion de l'occiput, car l'innervation de l'estomac se fait par le nerf vague, qui sort du crâne au niveau de l'occiput.

Ces quelques exemples montrent la complexité du vivant et l'interrelation des structures, d'où la nécessité d'une prise en charge précoce et globale de l'animal.