L'ostéopathie vétérinaire après une chirurgie

Pour une meilleure récupération et une meilleure cicatrisation 

Toute chirurgie crée un traumatisme (nécessaire !) des tissus sur lesquels on intervient.

Lors de la cicatrisation, du fait de l’inflammation, des adhérences vont apparaître, sur l’utérus par exemple en cas de césarienne, mais aussi les muscles et la peau.

Le principe de l’ostéopathie est de redonner de la mobilité :

à tous les tissus en restriction de mouvement,

et aux vaisseaux sanguins ; cela favorise donc une meilleure cicatrisation.

C’est une pratique toute indiquée sur les adhérences qui sont la cause d’une perte de mobilité.

Une consultation postopératoire en ostéopathie, immédiate ou après le retrait des fils à 15 jours, favorise une meilleure récupération de l’animal.

Le jour même, l’action de l’ostéopathie sur le foie et les reins permet également d’éliminer plus efficacement l’anesthésie.

Pour les chirurgies orthopédiques, on va pouvoir travailler spécifiquement sur le squelette : colonne vertébrale et membres, au niveau osseux, musculaire, ligamentaire et articulaire, tout ce qui a été impacté par la chirurgie… et par le traumatisme ayant provoqué la fracture par exemple.

C’est un vrai complément de la chirurgie.

On permet une meilleure guérison en redonnant de la mobilité et on évite que, par la suite, l’animal compense ses lésions sur d’autres membres :

Par exemple un chien qui reste douloureux sur sa hanche opérée va sursolliciter son genou, ce qui peut provoquer à moyen terme une rupture du ligament croisé (fréquent !)

Lors d’accident de la voie publique ou de tout autre choc violent, l’organisme se verrouille à de nombreux endroits, par compensation.

Ces verrous à la longue « s’enkystent » et vont provoquer l’apparition d’autres pathologies, souvent éloignées du traumatisme initial : un choc cervical peut impacter l’œsophage et l’estomac, avec installation de gastrite chronique.

L’ostéopathie ne soigne pas que les troubles locomoteurs ; on travaille en profondeur, sur tous les organes.

Même si votre animal se sort apparemment indemne du choc, on conseille un check up ostéopathique pour le rééquilibrer.

On est gagnants sur le long terme : prévention de l’apparition de troubles chroniques… dont notre bête noire : l’arthrose !

D’autres médecines alternatives sont les bienvenues : la physiothérapie se développe de plus en plus.

Si vous n’avez pas de centre près de chez vous laissez libre cours à votre imagination : votre piscine ou celle d’un gentil voisin, l’océan, votre baignoire (petits chiens)…

L’eau permet de soulager les articulations du poids de l’animal tout en faisant travailler son corps avec plus d’intensité que s’il était sur la terre ferme (résistance de l’eau).

Chez vous vous pouvez manipuler doucement les membres pour redonner de la souplesse et entretenir la musculature.

Votre animal va vite apprécier ces séances de papouilles !